Pauline Robert et Allison Cotret, créatrices de Humaya

Pauline Robert et Allison Cotret, créatrices de Humaya

Publié par Noémie Pauquet le

COMMENT EST NÉ HUMAYA ?

Pauline : J’ai habité au Mexique pendant deux ans il y a quelques années. Sur un marché, j'ai vu une chaussure que j'ai adoré. C'était un marché avec uniquement des chaussures très colorées, bicolores et tricolores. Je me suis dit que c'était exactement ce que je voulais introduire en France, en Europe. C'est là qu'est née Humaya. La chaussure que j'avais repéré était le modèle "huarache" (pas la basket Nike). Il s'agit d'un mélange de mocassin, de cuir tressé (mocassin/sandale) et de l'essence de la civilisation mexicaine. C'est pourquoi nos modèles sont si colorés, et que nous donnons à nos chaussures des noms exotiques tels que Fernando, Pablo, Cristobal… afin de maintenir cette identité propre à Humaya.

Alisson : Le concept d’Humaya a bien évolué. À présent, nous ne nous limitons plus exclusivement à la chaussure mexicaine, la huarache. Même si nos produits ont évolué, l'esprit d'Humaya, l'essence de la marque et l'image que nous voulons projeter ont toujours conservé ce côté chaleureux, solaire et coloré.

QUELLE EST VOTRE PIÈCE FAVORITE ?

A : Les bottes Cristobal : Un coup de cœur ! C’était la seule chaussure pour laquelle nous n'avions pas eu besoin de trop modifier. Il n'y a vraiment eu qu'une seule version du prototype.

Un petit coup de cœur personnel pour les argentés. Nous n'en avons sorti que 20 unités parce qu'il n'y avait pas beaucoup de cuir. C'est un cuir à la fois classe, élégant et surprenant !

P : Les Mocassins Pablo : C'est mon intemporel que je porte toute l'année, aussi bien en été qu'en hiver. J'adore le combiner avec des robes, des collants, et plein de motifs. En été, je les porte avec des chaussettes en dentelle à froufrous, ce que j'adore ! Surtout pour moi, je me sens un peu comme Cendrillon : je glisse mon pied dedans et ça fit parfaitement. C'est ma basket, mais avec une petite touche de talon, ce qui me permet de gambader toute la journée tout en restant confortable et élégante.

 

AVEZ-VOUS RENCONTRÉ DES OBSTACLES À LA CRÉATION D'HUMAYA ?

A + P : Le plus grand obstacle que nous avons rencontré avec Pauline pendant la création d'Humaya a été le fait que, initialement, nous voulions créer la Huarache, ce mocassin mexicain, en mode "Made in France". Mais nous nous sommes rendu compte qu'il y avait des étapes de production qui n'étaient pas forcément réalisables en France. De toute façon, la production aurait dû passer par l'Italie, l'Espagne, le Portugal. Ensuite, nous avons envisagé de la créer au Portugal, mais nous avons réalisé que c'était une chaussure fabriquée de manière artisanale, et les usines, en plus du coût, n'étaient pas nécessairement intéressées par la production de ce type de chaussure. Nous avons donc dû changer complètement de concept très rapidement. Nous avons dû pivoter vers un modèle et même une marque complètement différente de ce que nous avions en tête au lancement d'Humaya.

 

UN CONSEIL POUR CEUX QUI VOUDRAIENT SE LANCER ?

P : Ça fait des années qu'on voulait créer notre marque et qu'on voulait se lancer dans la mode. Le conseil, c’est vraiment de te donner à fond, vas-y, ferme les yeux, lance-toi, et si ça fonctionne, tant mieux. Si ça ne fonctionne pas, tant pis. Parce que dans tous les cas, tu auras appris quelque chose. Je n'ai pas envie d'avoir des regrets.

A : Une phrase motivante de Thomas Lélu qui disait “Start Now”. Ça ne sert à rien d'attendre, car dans tous les cas, tu vas tout apprendre en te lançant. N'attends même pas. D’ailleurs, c'est un super compte Insta à suivre : @thomaslelu

P : Il n’y a jamais de bon moment, il y aura toujours une excuse.

 

COMMENT CONSTRUISEZ-VOUS UNE NOUVELLE COLLECTION ?

P : L’idée d'Humaya est basée sur le fait qu'il y a des années, avec Alisson, nous habitions dans le sud de la France, et nous allions souvent à Paris. On adore faire plein de petites friperies et chiner. C’est vraiment là que nous nous inspirons, et nous sommes aussi fan de toutes les vieilles séries comme Sex and the City, Friends... On les a regardées des milliers de fois. Alors, on s’inspire énormément de tout ce qui concerne les looks de ces années-là.

A : Sans le vouloir, ça a ajouté une touche rétro à nos chaussures. On n'avait pas ça en tête au départ. Rapidement, tout le monde nous a dit : “Ah, mais vous avez tout le temps une petite touche rétro”, que ce soit dans la forme des chaussures ou dans le cuir sélectionné. Je pense que c’est ce côté inspiration fripe, séries des années 80-90. Même les looks nous inspirent pour les shootings. Il faut également que ça nous plaise à nous, on ne suit pas forcément les tendances.

P : Avec Alisson, on s'est toujours aussi fiés à l'instinct, ce que nous aimons. Nous ne voulons pas non plus regarder ce que font les autres marques. Nous voulons vraiment avoir notre propre style.

ET DEMAIN ?

À court terme, ce serait d'avoir notre showroom, pour que l'on puisse continuellement exposer nos pièces. Ensuite, ce qu'on aimerait, c'est d'ouvrir une première boutique à Paris, et dans les années à venir, ouvrir plusieurs petites boutiques.

 

UN LIVRE INSPIRANT ? UNE ADRESSE PARISIENNE COUP DE CŒUR ?

A : L'Alchimiste de Paolo Coelho, un livre qui m'a été offert par une amie et conseillé par elle. C'est un livre très inspirant et une belle leçon de vie.

P : Un bar coup de cœur qui s'appelle le "Hoba", situé dans le quartier des Batignolles dans le 17e. Cela a une grande signification pour nous car c'est là où on allait tout le temps avec Alisson lorsque l'on était en colocation toutes les deux. C'est notamment là où l'idée a germé et où l'on a commencé à travailler sur Humaya.

 

P + A : Il y a aussi le Bar à Bulle, un bar caché du Moulin Rouge à Pigalle, qui est très sympa.

Retrouvez la marque HUMAYA sur leur e-shop https://www.humayaparis.com/

 

 

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